lundi 4 décembre 2017

Lecture : la magie du rangement par Marie Kondo

Bonjour

Il y a peu j'ai lu ce livre:


source image: google/fnac

Oui j'avoue je suis un mouton, je l'ai vu à plein d'endroits sur le net et du coup j'ai suivi le mouvement.
 
Il est disponible sur plein de sites et le prix de vente est de 6,95€.

Pourquoi un livre sur le rangement? Genre tu n'es pas capable de ranger toute seule? 
Bah si! Mais juste que comme plein de monde, je range et 5 minutes après c'est le bazar (c'est inhérent aussi à avoir des enfants, et pour contrer cela je vous parlerai bientôt d'une autre méthode).

Pour Marie Kondo, si on n'y arrive pas, c'est avant toute chose parce que nous stockons tout un tas de trucs inutiles chez nous. Son ouvrage est très ludique, son style est fluide et émaillé de pleins d'exemples. J'avoue ne pas avoir trop adhéré à certains aspects plus ou moins ésotériques genre "écoutez vos vêtements, dites leur merci".

J'ai suivi sa méthode chapitre par chapitre. Une zone à la fois, j'ai fait le tri par le vide. C'est fou le nombre de trucs inutiles ou d'habits que l'on n'utilise plus depuis belle lurette mais que l'on garde "au cas où". J'ai vidé un gros carton de livres, ce qui m'a permis de découvrir que j'avais acheté certains livres en double exemplaire et que je n'en avais jamais lu un seul! 
Pour les habits ça a été tout aussi radical. Les vêtements gardés parce qu'un jour je rentrerai à nouveau dedans, il faut se faire à l'idée que si depuis 6 ans je ne l'ai pas mis, il est fort peu probable que je le remette. et si jamais un jour je revenais à cette taille de vêtement, il y a fort à parier que ce style sera passé de mode depuis fort longtemps!

Bref j'ai beaucoup aimé ce livre. La méthode enfonce parfois des portes ouvertes mais c'est un bon guide pour désencombrer son logis et je le conseille fortement si comme moi vos placards débordent.

vendredi 1 décembre 2017

Quitter Twitter: bonne idée?

Bonjour

Je vous parle ici de ma propre expérience. J'ai découvert Twitter en 2012. Au début j'y allais en dilettante. En 2013, j'ai commencé à en devenir addict, par phase plus ou moins intense.

4 ans après je peux faire un petit bilan.

Twitter m'a apporté beaucoup de soutien. J'y ai fait de belles rencontres dont certaines en réel ensuite.
J'ai passé de bons moments, j'ai bien ri aussi. J'ai partagé des joies mais aussi des peines. Il y a beaucoup de belles âmes dans ma TL et nombreuses m'ont touchées chacune à leur façon.

Twitter m'a ouvert les yeux sur plein de choses. Engluée dans ma situation de femme que j'avais appris à considérer comme normale, j'ai"découvert"que cela ne l'était pas et cela m'a motivé, à mon échelle , pour moi comme pour mes filles, à essayer de faire bouger les choses.

J'ai aussi été très sensibilisée à toutes les questions relatives à l'écologie. J'essaye aussi de mettre en place des pratiques plus durables.

Je ne vais pas lister tout ce que j'y ai appris, l'article n'aurait aucun intérêt.

Twitter m'a aussi fait perdre beaucoup de temps. Cela devenait un réflexe de dérouler le fil dès le réveil et de terminer ma journée par cela aussi alors qu'il faut être honnête, il ne se passe pas non plus aussi souvent que ça des trucs intéressants.

Je me suis souvent énervée toute seule. Sur des débats stériles, des "je-sais-tout" qui arrivent avec leurs idées préconçues , sur tout un tas de sujets. Énervement qui impactait mon quotidien réle sur des bases totalement virtuelles.
 
Twitter est un réseau social. J'enfonce des portes ouvertes. Mais paradoxalement il m'a souvent fait me sentir seule. Mise à l'écart des conversations, mise à l'écart des rencontres, sans point commun avec la majorité de ma TL autre que celui d'être moi aussi maman. Mon quotidien, banal mais qui me convient très bien, paraissait fade face aux sorties, aux projets et aux engagements de certain.e.s
Mes problèmes me paraissent peu "légitimes" et j'avais l'impression de souvent me plaindre alors que je fais partie des gens "privilégiés".
 
Twitter, comme d'autres RS, pousse les gens à se comparer. J'en avais marre. Marre aussi d'être dans une vie virtuelle. Alors un jour j'ai décidé d'arrêter.
 
J'ai désinstallé l'application. J'ai eu peur du sevrage mais non, cela a été très facile. Et puis tout d'un coup j'ai eu du temps pour plein de choses que je ne faisais plus trop.
Cela fait 3 mois et depuis quelques jours je retourne de temps en temps dessus. J'y vais de manière sporadique et ne ressens plus du tout comme avant le besoin  de voir et de tout savoir.
Je suis apaisée face à mon utilisation et je pense que c'est ce qu'il me faut

lundi 27 novembre 2017

La maman que je voudrais être versus celle que je suis


Bonjour

Aujourd'hui je vais faire mon coming out... Il y a un monde entre la maman que je voudrais être et celle que je suis.

Dans l'absolu, je voudrais être une maman:

- qui ne crie pas
- qui prend du temps pour passer des moments privilégiés avec chacune de ses filles
- qui cuisine régulièrement (de préférence bio, de saison et avec le minimum de viande possible)
- qui a du temps pour faire du sport, de la méditation...

En vérité, tous les matins de la semaine à partir de 7h je me transforme en harpie "PetiteFée mange", "PetiteFée habilles-toi", "PetiteFée dépêches toi". Et j'embraye avec "Princesse lâche ça", "Princesse arrête".

Le soir, avec Chéri, on court. On essaye de tout gérer et de mettre PetiteFée au lit le plus tôt possible (spoiler on n'y arrive pas).

La cuisine, on y arrive a peu près. Mais j'avoue que le gratin de légumes bio-vegan c'est assez rare. Je suis devenue la reine des croquemonsieurs et des plats rapides. Le week-end j'arrive à prendre plus de temps pour mieux faire les choses mais au quotidien je rame plus qu'autre chose. D'autant plus que souvent, PetiteFée fait une comédie monstre pour manger et que je suis dégoutée d'avoir cuisiné pour rien.  

J'essaye d'avoir des moments privilégiés avec chacune. Mais ce n'est pas facile...😥

Pour le sport j'essaye de gérer. A vrai dire, dans la journée entre le boulot, les filles et ma fibromyalgie j'ai du mal. De temps en temps j'arrive à caser une séance de piscine entre 12h et 14h.

Tout ceci en soi est normal il me semble.

Le problème vient encore une fois des réseaux sociaux qui montrent des supers mamans qui se lèvent, boivent leur jus de citron, font une séance de yoga avant d'attaquer leur journée. Elles ont des enfants tout propres avec qui elles se photographient ou bloguent des activités supers. Leur intérieur est nickel et leur vie a l'air tellement simple que toi à côté tu te sens comme une grosse bouse.

J'ai beau savoir que pour une jolie photo posée il doit y en avoir une tonne de loupées, difficile de tenir la comparaison.

La chance que j'ai (en plus d'avoir un Chéri qui m'encourage et trouve que je m'occupe très bien de nos filles 😎) c'est que je reste convaincue que pour mes filles je suis la meilleure des mamans (enfin jusqu'à l'adolescence 😁)

lundi 20 novembre 2017

Coup de cœur beauté: le siwak

Bonjour

L'autre jour Chéri, en allant dans la salle de bain, me dit "c'est quoi ce bout de bois qui traîne ?"

Du coup cela m'a donné envie de vous en parler. Le siwak, que l'on trouve écrit aussi souak ou swak est un morceau d'écorce d'une espèce de Noyer que l'on trouve particulièrement au Maghreb.

Il est l'ancêtre de la brosse à dents actuelle. Ses propriétés sont multiples. Pour ne citer que celles-ci
 - il nettoie les dents
 - il a une action anti bactérienne
 - il contribue au blanchiment des dents
 - il rafraîchit l'haleine

                                          crédit photo: Google

Il faut savoir que l'OMS en a même recommandé l'usage!

Il est utilisé depuis très longtemps mais l'avènement de l'Islam lui a conféré un nouveau souffle car son usage est recommandé de part la tradition prophétique.

Le siwak est naturel, zéro déchet et peut être utilisé n'importe où et n'importe quand car il ne nécessite pas d'eau.

De mon côté je me brosse les dents puis je finis régulièrement mon nettoyage en frottant mes dents avec ce bâtonnet. Effet dents propres garanti!

mardi 24 octobre 2017

Allaitement: lettre aux professionnels de santé

Cher professionnel de santé

Si je t'écris aujourd'hui c'est pour t'exprimer mon ras-le-bol. Cela fait 4 ans que j'allaite désormais et durant cette période j'en ai entendu des vertes et des pas mûres de ta part. Je peux compter le nombre de praticiens (3) qui ont fait l'effort de se renseigner sur le fait que j'allaite pour trouver un traitement adapté.

Dans ta grande majorité, fort de ta méconnaissance mais aussi de tes certitudes, tu balances à qui mieux mieux des "vous n'avez qu'à arrêter d'allaiter" suivi à partir d'un certain âge "de toute façon maintenant votre bébé n'en a plus besoin".

C'est marrant parce que moi, quand un client me pose une question sur un sujet que je ne connais pas, je lui dis simplement que je vais me renseigner et revenir vers lui. Mais toi non, tu n'as pas cette humilité. Alors oui, bien sûr, il y aura une foule de "pas moi" parmi les praticiens mais force est de constater que les noms de ceux qui s'y connaissent vraiment se refilent sous le manteau entre allaitantes pour avoir un tant soit peu de soutien.

Cette situation m'agace au plus haut point. Tant et si bien que ma décision est prise, je vais changer de généraliste après qu'elle m'ait accusée d'empoisonner mon enfant en l'allaitant et en me soignant avec un traitement pourtant visé par Le CRAT. Trop c'est trop. Depuis le temps j'ai des réflexes mais combien de mères pensent ne pas pouvoir allaiter et se soigner? J'en faisais partie il y a encore peu... Et lorsque face à un professionnel je lui suggère de regarder en ligne sur Le Crat ou e-lactancia je me fais envoyer bouler car "le vidal a dit que" et "je connais mon métier".

Combien de temps as-tu passé à étudier exactement l'allaitement? 1 semestre? 1 trimestre? 1 mois? Non. En général c'est un module ponctuel, et encore s'il n'est pas sponsorisé par une grande marque de lait maternisé. Moi vois-tu j'ai arrêté la biologie en 3ème. Du coup je reste à ma place et je ne prétends pas t'apprendre ton métier. ¨Par contre quand je te suggère des pistes pour m'aider à aller mieux ne le prends pas comme une agression et tente, on ne sait jamais. Peut-être bien que cela va te permettre de mieux cibler ton traitement et d'aider pleinement la patiente en face de toi. Ça vaut le coup de tenter non?

On nous serine que l'allaitement est ce qu'il y a de mieux pour l'enfant, que la France a un des plus bas taux de poursuite de l'allaitement en Europe. Nous sortons tout juste de la semaine mondiale de l'allaitement. Des initiatives sont prises de part et d'autres et ça serait cool que tu y participes aussi.

Voilà, je te remercie par avance des efforts que tu feras désormais et de l'écoute des demandes des allaitantes.

Cordialement

Oumi

lundi 23 octobre 2017

Retour sur une semaine bien pénible

Bonjour

Vous savez on a toutes des semaines bien pénibles où on a l'impression que rien ne va. Et on connait toutes et tous cette immense fatigue qui fait qu'un rien devint une catastrophe... 
Et bien en ce moment j'ai le plaisir d'être en plein dedans!

Niveau boulot c'est la course permanente. Je cavale de droite à gauche et en région parisienne faire de la route peut vite s'avérer être une torture. Torture accentuée par le fait que depuis 15 jours je me traîne une entorse au genou qui rend tous mes déplacements hyper pénibles.

Et puis ce qui est "bien" c'est que tant qu'on est sur la route on n'avance pas sur ce qui doit être fait au bureau, et les clients mettent la pression.

Pour corser un peu les choses on ajoute une PetiteFée de malade (rhino et otite séreuse qui lui ont encore fait perdre de l'audition) et une Princesse qui se tape une rhino-trachéïte et double otite. Tout cela donne des soirées un peu olé olé. Et des nuits encore plus...

Bon comme si tout cela n'était pas assez sport, mon Papa a dû être hospitalisé car sa bronchite ne guérissait pas et comme il est sous chimio cela devient vite tendu. Donc mardi j'ai eu le plaisir de remplacer ma sœur aux urgences puis d'y passer 7h avant d'être remplacée par mon frère.

Dans le cadre du crédit immobilier, nous changeons d'assurance. J'ai donc déclaré ma fibromyalgie, en toute honnêteté et eux en retour m'ont demandé de faire remplir par mon médecin un questionnaire sur mon état psychiatrique avec entre autres questions "êtes vous suicidaire". Voilà donc comment en 2017 sont traités les patients! Comme si avoir un mal polymorphe n'était pas assez rude il faut en plus qu'on se justifie..

A force de courir de droite à gauche et d'être tout le temps dans l'urgence on finit par ne rien faire correctement et c'est comme ça que pour la première fois ce vendredi nous sommes arrivées devant des grilles fermées à l'école! Je peux vous dire que j'ai eu sacrément honte de devoir sonner à la porte.

Il était temps que les vacances scolaires arrivent cela va nous permettre d'adopter un rythme plus cool et de repartir, je l'espère, sur de meilleures bases pour la prochaine période!

mercredi 11 octobre 2017

10 mois et la douleur est toujours là

Bonjour

Demain mon plus si tout petit bébé va fêter ses 10 mois. Encore une fois plein de poncifs mais je n'ai pas vu le temps passer et j'ai déjà la nostalgie du tout petit bébé qu'elle était.

10 mois.

10 mois que ce qui aurait dû être l'un des plus beaux jours de ma vie reste un date traumatisante.

Je pensais que le temps ferait son œuvre mais non. Je souffre toujours autant de cette naissance qui a été gâchée. 

10 mois que j'en veux à ce personnel hospitalier qui ne m'a pas écoutée.

10 mois que je souffre sans aucune explication. 

Pourquoi? Pourquoi donc refuse-t-on d'entendre la voix des patientes? Certes je n'ai pas fait 12 ans d'études de médecine, je suis  juste chauffagiste, mais j'habite mon corps. 

Je sais ce que je ressens.

Je t'en veux Monsieur l'anesthésiste. Je t'ai dit que cela n'allait pas. Tu m'as rétorqué que tout allait bien, que je stressais (qui ne stresserait pas, seule, dans un bloc froid, après avoir souffert des heures en vain pour essayer de faire sortir naturellement un bébé à qui on annonce qu'elle est en souffrance?). Non, ce n'était pas le stress. Je te l'ai dit, j'ai insisté. Tu m'as répondu que mes constantes vitales étaient bonnes et que je n'avais qu'à me détendre. Ah oui... Tu as donc continué sans m'écouter. J'étais en train de faire une réaction allergique. Réaction allergique qui m'a conduite au coma. Je suis descendue avec un bébé dans le ventre, bébé que je n'ai été autorisée à voir que 15 heures plus tard. 15 heures?! Vous vous rendez compte de ce que c'est? Quand j'ai insisté, une aide soignante a pris mon téléphone et est revenue avec une photo... C'était déjà gentil de sa part mais ce n'est pas ce qui reconforterait mon coeur de maman et je n'ose imaginer ce qu'a ressenti Princesse.

Madame la gynéco, tu n'es pas toute rose non plus. Peux-tu m'expliquer quelles sont les raisons qui t'ont poussées à m'ouvrir une seconde fois? J'ai deux cicatrices qui se croisent et me balafrent le bas ventre, sans explication aucune. J'ai demandé à te revoir en consultation post-accouchement. Ton secretariat a fait barage lorsque j'ai expliqué pourquoi je tenais à te voir toi et pas un confrère. La raison "elle ne prend pas de nouveau patient" peut sembler valable. Mais bon ce n'est pas comme si j'étais nouvelle, tu m'as quand même ouvert le ventre et fait naître mon bébé. il se peut que tes raisons soient bonnes d'avoir agi ainsi. je souhaite juste les connaître et ma demande semble légitime.

Je t'en veux aussi l'hôpital. J'ai demandé mon dossier, on m'envoie un compte-rendu médical tellement sommaire, qu'à le lire, tout s'est bien passé. J'ai dû insister pendant plus de 3 mois, à coup de courriel, appels et relances pour enfin avoir accès à mon dossier photocopié. Photocopié de travers où les notes manuscrites n'apparaissent plus.

Aujourd'hui j'ai décidé d'agir.

La semaine prochaine, je fais un point avec une personne du CIANE. J'ai eu Chantal (paix à son âme) pour lui expliquer mon cas et elle m'avait comprise.

Aujourd'hui j'ai besoin qu'ils reconnaissent que non tout ne s'est pas bien passé. Ils ont sûrement fait ce qu'ils estimaient le mieux le moment venu mais ils ne m'ont pas écoutée. Et aujourd'hui c'est moi qui souffre. 

Je ne peux pas refaire l'histoire mais je reste intimement persuadée que si on m'avait écoutée dès le début, malgré la césarienne, les choses auraient pu bien se passer.